Si vous êtes blond ou doté d’un duvet quasi invisible, ce qui suit ne vous concerne pas. (Petite pensée jalouse, oui.) Mais si vous partagez la génétique des brunes ou si la pilosité s’invite plus franchement sur votre visage, alors asseyez-vous, on va parler vrai. Ces poils, on les croise partout, sur les selfies, en ombre portée sur les joues, et bien sûr, dans le miroir, là où la lumière ne pardonne rien. Depuis l’adolescence, la traque est devenue une habitude, un sport quotidien. J’ai tout essayé, ou presque, il fallait bien faire le tour de la question !
Confessions d’une accro à la pince à épiler
1 La décoloration
Quand la peau est claire ou que les poils sont discrets, la décoloration peut rendre service. Mais attention, si comme moi, vous bronzez cuivré dès les premiers rayons, l’illusion ne dure pas. Devant la glace, c’est discret. Mais dehors, le soleil transforme le moindre poil blond en balise lumineuse. Pas franchement ce qu’on attend. Pour ma part, je préfère qu’ils restent sombres et moins visibles plutôt que de jouer les projecteurs sur le visage.
2 La crème dépilatoire
Certains choisissent la crème dépilatoire, y compris pour le visage. Mais même formulée pour les peaux sensibles, elle laisse la peau à vif, vulnérable et irritée. Après chaque épilation, peu importe la méthode, j’applique systématiquement une couche généreuse de baume réparateur (c’est la règle d’or). Un conseil : si votre pilosité est marquée, la crème dépilatoire n’est pas la solution miracle. Les poils repoussent vite, souvent plus foncés et plus nombreux. Ce n’est qu’une solution d’appoint, jamais une réponse durable ni franchement fiable.
3 Épilateur à lumière pulsée ou laser
Si vous êtes prête à investir ou si la pince à épiler ne suffit plus, la lumière pulsée ou le laser changent la donne. Mais pas n’importe où, n’importe comment : le visage exige un professionnel sérieux, dermatologue ou institut reconnu. Un mauvais choix et c’est la brûlure, la tache persistante. Pour donner un exemple, j’ai testé cinq séances de lumière pulsée à l’institut Beauty Success de Poissy. Résultat : la pilosité a nettement diminué, l’entretien est devenu anecdotique. Par contre, il faut savoir que ce n’est pas une partie de plaisir : sur le visage, la lumière rebondit sur l’émail des dents, et le ressenti est assez particulier. Ce n’est pas insurmontable, mais il faut le savoir.
4 La cire
Quand on cherche un résultat rapide à moindre coût, l’épilation à la cire reste une valeur sûre. J’ai récemment testé un kit spécial visage. Pour limiter les risques de brûlure, je fais chauffer la cire au bain-marie, puis je prépare le roll-on. En théorie, tout roule. Mais dans la pratique, le roll-on manque parfois de précision et peut accrocher la peau. Repasser sur une zone déjà épilée, c’est risquer de tout arracher, il vaut mieux être minutieuse. La cire tiède n’arrache pas toujours tout, il faut parfois multiplier les bandes et finir à la pince pour traquer les derniers résistants. Malgré tout, cette méthode reste dans mes préférées : rapide, efficace avec un peu de pratique, et adaptée à l’impatience des matins pressés.
Pour éviter les désagréments après l’épilation, quelques réflexes basiques mais précieux s’imposent :
- Ne programmez jamais une épilation juste avant un rendez-vous : rougeurs garanties. Le mieux est de la faire le soir, pour que la peau ait le temps de se calmer pendant la nuit.
- Pensez à appliquer une crème réparatrice généreuse, comme la Neocica de Filorga, une valeur sûre pour apaiser et réparer.
- Si vous devez sortir en journée après l’épilation, attention au soleil. La peau sensibilisée n’apprécie pas les UV, alors restez à l’ombre.
Chacune finit par trouver la méthode qui lui correspond, entre efficacité, douleur tolérée et rapidité. Et vous, quelle est votre parade pour dompter la fameuse moustache ? Les petits boutons ne dictent pas la loi : à chaque peau, sa stratégie, et à chaque victoire, cette liberté tranquille devant le miroir.



